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vivre la différence ...

au début, il y eu une passion, sa passion à lui, qui avait débutée en bas âge.  Puis, se développa sa passion, sa passion  à elle, qui prit naissance dans l'amour qu'elle éprouvait pour cet homme, qui prit naissance dans leur amour commun.
prologue ...

   C'est à partir d'évènements personnels marquants dont elle a été témoin, et surtout  du meurtre sordide de Julie Boisvenue, que Sensei Chantal, (alors, simplement, Chantal Lepage) pris la décision de mettre son art martial, le karaté, au service des  femmes victimes de violence physique et sexuelle.

  
    Elle développa un collaboration fructueuse avec les organismes qui viennent en aide aux femmes, tout particulièrement avec le
 Calacs de l'Estrie,
dirigé à ce moment par Josée Anctil, de même qu'avec l'agente Maryse Boulanger du
Service de Police de Sherbrooke.
    À cette époque le karaté avait la palme dans le dojo.  Le karaté traditionnel japonais Ryusei était enseigné.  Sans que les membres du dojo en aient pleinement conscience cependant, il s'agissait d'un karaté «hybride», parce qu'il était complété par des techniques de jujitsu au sol et des techniques d'autodéfense.  À cette époque le dojo s'appelait
«Onna no dojo»
ce qui signifie « école d'arts martiaux pour femmes».

     Pendant cette période, Sensei Jean avait un rôle très actif de consultant au dojo, il dirigeait aussi à l'occasion certains entraînements, tout en continuant de s'entraîner régulièrement personnellement.
  Elle multiplia les entrevues avec les médias écrits,  particulièrement avec
La Tribune
le Record
la Gazette des femmes. 
    De nombreuses émissions de télévision et de radio furent réalisés à
TVA-Estrie
CHLT
TQS
Radio-Canada Estrie.
Elle participa avec ses élèves de l'époque aux manifestations du
8 mars ,
 journée internationale des femmes.
   
Une volonté inébranlable  de sensibiliser la population à cette réalité des femmes la guidait.
Phase 1 : La période « Onna no dojo»

    C'est à partir de ce moment que débutèrent les stages de prévention en autodéfense dans les différents collèges pour filles de la région, partriculièrement

le Collège du Sacré-Coeur  et le Collège du Mont Notre-Dame,

Des ateliers d'autodéfense furent donnés à des  groupes de  femmes à travers la province.