Très rapidement cependant les conjoints et les frères s'intéressèrent à ce qui s'enseignait au dojo et voulurent en faire partie. Au début, il n'y avait aucun problème.
Un évènement, en apparence banal, vint cependant provoquer un changement important : lorsqu'il fallut imprimer des chandails à l'éffigie d'Onna no dojo - école d'arts martiaux pour femmes ... certains hommes se sentirent un peu à l'étroit !
Il devenait nécessaire de procéder à la création, à l'intérieur du dojo, d'une nouvelle cellule propre à la gente masculine.
C'est ainsi que naquit « Shizen to no yugo dojo », ce qui signifie, «l'école de la fusion intime avec la nature», ce qui est un des deux buts ultimes du samurai. C'était aussi une couleur particulière qui avait déjà commencé à émerger spontanément dans le dojo, soit les entraînements en plein air.
À ce moment, Sensei Jean enseignait essentiellement aux hommes et Sensei Chantal aux femmes. Les cours de karaté et d'autodéfense n'étaient pas mixtes.
C'est aussi à ce moment que le kendo fit son apparition au dojo. Cette nouvelle discipline martiale, que sensei Jean étudiait depuis quelques années, venait compléter la formation en karaté et en autodéfense des pratiquants en permettant un travail sur l'esprit au combat. Autrefois, réservé au grands centres comme Montréal, Québec, Toronto, Vancouver, le Kendo faisait son apparition en Estrie.
C'est aussi à cette époque, que le travail de Sensei Chantal auprès des femmes fut reconnu et récompensé par de nombreux organismes dont l'association des ceintures noires américaines qui procéda à l'intronisation de Sensei Chantal au Temple de la Renommée des ceintures noires américaines. Elle est, à notre connaissance, la seule à avoir obtenu une telle distinction. La remise de la plaque honorifique eût lieu à Pitsburg lors d'un grand banquet.